Pasta con sarde revisitées

J’ai remarqué que les italiens ont un talent (parmi plein d’autres) : une cuisine basique la plus belle du monde.Ce soir j’ai revisité un plat sicilien les “pasta con sarde” (bon j’espère ne pas voir un grand couteau de sicilien après les horreurs de mon adaptation : j’ai pris, non pas des sardines fraîches, mais des en boite !!)

Donc, pour deux personnes, vous prenez une boite de sardines (des bonnes sardines, hein !), une échalote, une tomate, une gousse d’ail, 3 pepperoncini (piment sec), du cerfeuil, une tomate, gingembre, anis (ou pastis), sel, poivre, pâtes (fusilli par exemple, enfin une forme qui tient la sauce), huile d’olive, citron.

Une casserole, vider l’huile de la boite de sardine dedans, l’échalote à feu doux (4/9 chez moi).
Ajouter le cerfeuil et la tomate au bout de 5mn.
Préparer l’eau pour les pâtes, ajouter le piment pilé, l’anis, le pivre et l’ail dans l’eau.
Quand l’échalote blondit, ajouter les sardines, le gingembre, le cerfeuil et la tomate coupée en dés. Lancer la cuisson des pâtes.

Écraser régulièrement les sardines (ça donnera un truc curieux marron gris pas très joli).

Quand les pâtes sont cuites, vider l’eau de cuisson, les garder au chaud avec un couvercle.

Verser la sauce sur les pâtes, bien mélanger, servir.
Chacun citronne, poivre et ajoute un filet d’huile d’olive.

Ca vaut deux balles et c’est grave délicieux !

La purée de pommes de terre la plus simple et la plus naturelle

Voici donc ma technique purée perso.Pour 4 personnes
– 4 grosses bintjes
– 1 gros navet
– une main pleine de gros sel
– 8 grains de poivre noir
– 1 cuillère à café de poudre de céleri (ou une branche de céleri qu’on jette en fin de cuisson)
– 20 g de beurre
– 30 g (4 grosse cuillères à soupe) de bonne huile d’oliveRemplissez une grande casserole d’eau, vous y jetez les bintjes non épluchées, le navet épluché, la poignée de gros sel (trop de sel n’est pas grave puisque les pommes de terre ne sont pas pelées), les grains de poivre, le céleri, cuisons tout çà 30/35 minutes.Une fois cuit, égouttez (mais gardez 2/3 cuillère à soupe d’eau de cuisson) pelez les bintjes (on se brûle, houlà!), les mettre avec le reste d’eau de cuisson et le navet dans un récipient, les écraser avec un presse purée à l’ancienne.

Une fois grossièrement écrasées, ajoutons le beurre, manions à nouveau.
Puis ajoutons l’huile, manions jusqu’à bonne consistance de purée.

Servez : vous verrez la tête des convives ! C’est la meilleure des purées !

Ps, gardez les épluchures et passez les à la poêle le soir même ou le lendemain midi, jusqu’à ce qu’elles soient craquantes : vous m’en direz des nouvelles !

 

[Astuce] Le vinaigre d’alcool comme liquide de rinçage

Petit truc très simple et économique pour la machine à vaisselle : utilisez du vinaigre d’alcool comme liquide de rinçage.

 

 

Le liquide de rinçage empêche les traces sur la vaisselle, il se trouve qu’il a le même ph que le vinaigre d’alcool et que celui-ci remplit parfaitement son office.

Je me sers de çà depuis des années, le résultat est parfait et… ça ne sent pas le vinaigre (ça n’a aucune odeur d’ailleurs..).

Par contre c’est beaucoup plus économique !

Tant que nous en sommes aux astuces économiques, n’utilisez pas les tablettes “3 en 1” qui “remplacent le sel et le liquide de rincage” – il faut du sel dans la machine, sinon le catalyseur s’abime et… ces tablettes ne “fonctionnent que pour des eaux très peu calcaires (donc presque jamais).

Quand au vinaigre d’alcool, il y a mieux encore : on peut remplacer de la même manière le liquide de rinçage – assouplissant pour la machine à linge !

Là aussi c’est bluffant : le linge est souple… et n’a aucune odeur.

Et çà c’est “open source”  😉

 

Poulet orient express

Ce midi, eu envie de m’amuser avec peu.
L’idée était de faire de l’oriental avec des ingrédients occidentaux.Pour deux personnes.Une grosse pomme de terre
Un demi filet de gros poulet.
Épices européennesJe coupe la pomme de terre en deux, je tranche chaque moitié dans la hauteur, puis dans la longueur, puis dans la largeur.
Bref, j’en fais de petits dés.
1 mn 30 au croonde avec une cuillère à soupe d’eau.
Une pincée de sucre, sel, poivre, sauge, un poil de thym, une échalote en dés, une tranche de poivron en dés.

Hop, dans la poêle à feu doux avec un morceau de beurre fondu dans de l’huile d’olive. On laisse.

Pendant ce temps, on coupe le filet de poulet en dés.
On le met dans un bol, avec du génépi, de l’oxo (une sorte de viandox belge, le viandox le fait aussi) quelques morceaux de gingembre, pincée de sucre, sel, poivre, jus d’un demi citron. là j’ai ajouté du curcuma (un poil moins européen).

7/8 mn après, ai ajouté le poulet ainsi mariné (il peut être mariné plus longtemps, mais il faut se décider le matin  🙂 )

Toujours à feu doux.

10 mn tranquilou, le temps de se prendre une betterave crue émincée, arrosée d’huile de colza bio (celle qui a le gout de colza) et d’un mélange de petites herbes et de sel.

Et…

Miam !

…avec un petit Languedoc, c’est extra.

Doit bien y en avoir pour 3€ par personne max, là !

Le mortier, instrument de cuisine indispensable !

Amusant de voir comme on oublie des instruments basiques.On ne voit quasi plus de mortier dans les cuisines.

Les moulins à poivre, à sel, à.. c’est pour la table !

J’ai un mortier dans ma cuisine : il me sert tous les jours.

– Pour les épices, déjà : je n’achète pas d’épices en poudre, je passe mes grains de coriandre, mon thym, mon poivre, mes piments secs au pilon et hop un mélange qui a du goût.

La cuisine sans épices, c’est juste impossible ! 😉

– Pour l’aïoli et le pistou bien sûr.

– Une ravigote froide en 2 minutes : échalote coupée en petits morceaux, jaune d’œuf, persil ou toute herbe verte qui vous inspire, sel (gros), grains de poivre, on écrase, puis on monte à l’huile.

Se servir d’un mortier est naturel :
– pour écraser, le pilon droit et.. on le fait pivoter sur place.
– pour monter, on fait tourner le pilon, c’est tout.

On peut même monter une mayo avec succès !

Les mortiers en marbre, ça se trouve facilement, ce n’est pas hors de prix et c’est vite amorti..

Ne vous privez pas !

Une bonne caille pour se calmer

Un soir récent, moi énervé par un we pourri de soucis perso et tout seul, je décide de passer 6minutes 45 à me préparer un dîner.

Une caille bardée (2€50 chez le boucher) une cuillère à soupe de lambig (les pas bretons peuvent remplacer par du calva à leurs risques et périls) une cuillère de riz grillé en poudre – sel au céleri – épices à couscous – un petit piment sec – ail – tomate – huile d’olive – PdT grenaille – chapelure (maison avec le vieux pain c’est mieux).

Pris un plat porcelaine émaillé fait chauffer le four à 250.

Couper les tomates (même si pas mures) en 2 – couper l’ail en lamelles fines, déposer les lamelles sur les demi tomates, saler au sel de céleri, parsemer de piment écrasé, mettre la chapelure, arroser d’huile d’olive.
Poser les tomates préparées dans le plat à four huilé.
Couper les PdT en 2, les traîner dans l’assaisonnement des tomates, les poser dans le plat.
Hop ! au four.
Prendre la caille bardée, la rouler dans une assiette ou l’on a mis le lambig, la poudrer des épices à couscous, la repoudrer de poudre de riz.
Attendre 15 mn, baisser le four à 180, ajouter la caille.
Attendre 20 minutes.
Déguster.

Coût : moins de 5 € et moins de 7 minutes de boulot.

Pour faire la “poudre de riz” qui fait une sorte de chapelure croquante a bon goût et tout un jour ou on a le temps, mettre une poêle à feu doux (4/10), poser du riz rond au fond, le laisser jusqu’à blondissement. verser dans un mortier, réduire en poudre, ça se garde bien au frigo.

[edit] çà donne ça (le flou en moins) :